L'EFSF veut se doter de ses nouveaux pouvoirs d'ici à la fin de l'année

le 28/07/2011 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Au titre de ses missions renforcées, le Fonds devrait racheter lui-même 20 milliards d'euros de titres sur le marché

Alors que les agences de notation ne relâchent pas la pression S&P emboîtant hier le pas à Moody's en ramenant la note de la Grèce de «CCC» à «CC» le Fonds européen de stabilité financière (EFSF) s'engage dans une course contre la montre. Les chefs d'Etat et de gouvernement de la zone euro ont décidé la semaine dernière à Bruxelles de lui confier des missions élargies.

Même si le FMI n'a pas encore déterminé clairement son niveau d'engagement, l'EFSF devrait prendre en charge les deux tiers de l'aide publique dans le cadre du deuxième plan d'aide au travers de plusieurs mécanismes: refinancement de la dette (34 milliards d'euros), rachats de titres sur le marché (20 milliards) et recapitalisations bancaires (20 milliards). Une réforme structurelle, qui va au-delà du seul cas de la Grèce, puisque l'EFSF pourra intervenir de manière préventive et agir sur le marché secondaire de la dette.

Une mission essentielle au succès du deuxième plan d'aide puisque l'EFSF devrait racheter des obligations grecques. C'est l'une des options proposées aux créanciers privés, au même titre qu'un échange ou une reconduction de la dette grecque. Cet éventail de choix doit permettre de générer un financement net de 37 milliards d'euros sur la période 2011-2014. «Dans mon esprit, c'est l'EFSF lui-même qui rachètera les obligations. Il y a des raisons techniques à cela», a expliqué une source officielle de la zone euro citée par Reuters.

Un autre participant aux discussions a estimé que les nouveaux pouvoirs du Fonds devraient être opérationnels d'ici à la fin de l'année. Comme ils doivent d'abord être approuvés par les parlements nationaux de plusieurs Etats membres de la zone euro, des procédures législatives accélérées pourraient être mises en œuvre. En attendant, la Grèce a engagé les préparatifs nécessaires à l'offre d'échange volontaire et au programme de rachat de dette, la première pouvant survenir avant le deuxième. Une proposition formelle pourrait être présentée aux établissements financiers début septembre.

Athènes a indiqué avoir mandaté BNP Paribas, Deutsche Bank et HSBC en tant que cochefs de file pour la mise en œuvre du plan de contribution du secteur privé. Enfin, Cleary Gottlieb Steen & Hamilton a été retenu comme conseiller juridique et Lazard Frères comme conseiller financier.

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