« Un nouveau test des plus hauts de mai à 1,50 est très probable pour l'euro/dollar »

le 14/06/2011 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Roberto Mialich, stratégiste change chez UniCredit

L'Agefi : La dépréciation du dollar face à l’euro est-elle partie pour durer ?

Roberto Mialich: Nous estimons que le billet vert devrait poursuivre sa période de faiblesse face à l’euro. Malgré la reprise des tensions sur la Grèce alors qu'Athènes reçoit de nouvelle aides, le marché va de nouveau se concentrer sur les taux d’intérêt comme principal pilote pour l’évolution du taux de change euro/dollar. La BCE devrait procéder à plusieurs hausses de ses taux cette année pour les ramener à au moins à 1,75%. Alors que la Fed devrait rester attentiste après la conclusion à la fin du mois de son second tour d'assouplissement quantitatif (QE2), dans un contexte où la conjoncture américaine reste peu enthousiasmante, comme l’illustrent les derniers indicateurs sur le marché du travail. Par conséquent, bien que la crise de la zone euro se poursuive - et elle continuera de créer de la volatilité sur le taux de change euro/dollar - un nouveau test des plus hauts de mai à 1,50 est très probable.

Voyez-vous la parité euro/livre dépasser la barre des 0,90 ces six prochains mois ?

L'euro/livre pourrait de nouveau tester et franchir les 0,90 dans les prochains mois, mais cette possibilité ne semble pas pouvoir s’installer dans la durée. L’euro/dollar et le cable (livre/dollar) ont retrouvé leur évolution conjointe, principalement du fait de la faiblesse du dollar. Par conséquent, un renforcement de l’euro/dollar ne se traduirait pas nécessairement par un euro/livre plus fort puisqu’une partie de son évolution serait amputée par un renforcement du cable. De plus, la BoE devrait également augmenter ses taux à partir de la fin du troisième trimestre 2011, en correspondance des prochaines hausses de taux de la BCE, ce qui maintiendra l’euro/livre entre les 0,87–0,89.

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