La Fed adopte un ton plus enjoué vis-à-vis de la reprise

le 17/02/2011 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

La banque centrale a relevé ses prévisions de croissance pour 2011 dans une fourchette comprise entre 3,4 et 3,9%

La reprise s'installe aux Etats-Unis. C'est le constat qui ressort du compte-rendu de la dernière réunion du comité de politique monétaire (FOMC) de la Fed qui s'est tenue les 25 et 26 janvier. De ces «minutes» émerge la conclusion selon laquelle, «de manière générale, les participants ont exprimé une confiance plus grande dans l'idée de voir la reprise se poursuivre». Ils ont été nombreux à estimer que la croissance avait «gagné en puissance» et qu'elle reposait dorénavant sur «des bases plus solides».

De fait, la banque centrale américaine a relevé à l'occasion de cette réunion ses prévisions de croissance pour cette année. Elles s'étalent désormais dans une fourchette comprise entre 3,4 et 3,9%, contre celle de 3 à 3,6% prévue en novembre dernier. Ce regain d'optimisme a soutenu les marchés boursiers : le Dow Jones a clôturé en hausse de 0,5%, tandis que le S&P 500, plus large, a gagné 0,63%.

«Plusieurs participants ont noté que les statistiques supplémentaires soulignant une reprise suffisamment forte pouvaient justifier d'envisager une réduction du rythme ou de l'enveloppe du programme d'achats [d'emprunts d'Etat]», indiquent les «minutes». «Toutefois, d'autres ont pointé du doigt qu'il était peu probable que les perspectives changent suffisamment pour justifier des ajustements du programme avant sa finalisation», poursuit le document. De fait, le FOMC n'a apporté aucune modification à ce plan de 600 milliards de dollars qui doit s'achever d'ici juin.

Si la Fed fait preuve d'une plus grande confiance dans les capacités de l'économie américaine, elle reste en revanche beaucoup plus sceptique sur le front de l'emploi. Elle estime que le taux de chômage devrait être compris entre 8,8 et 9% au quatrième trimestre de cette année. Soit des prévisions légèrement minorées par rapport à celles de novembre (entre 8,9 et 9,1%). «Dans l'ensemble, les participants à la réunion ont continué de faire part de leur déception à l'égard à la fois du rythme et de l'irrégularité de l'amélioration du marché de l'emploi», indique les «minutes». En ce qui concerne l'inflation, leur opinion n'a pas évolué. Ils persistent dans l'ensemble à penser qu'elle continuera d'être trop basse jusqu'en 2013.

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