Nyse Euronext mise sur l’information et la technologie comme relais

le 09/02/2011 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

L’activité cash et cotations baisse encore, alors que les divisions dérivés et logiciels restent dynamiques grâce à de nouveaux projets

Soumises à une forte concurrence, les activités traditionnelles de Nyse Euronext ont encore ralenti au quatrième trimestre. L’opérateur a vu son bénéfice net baisser de 21%. Toujours au quatrième trimestre, le chiffre d’affaires net du pôle cash et cotations a reculé de 7% à 310 millions de dollars. Les volumes quotidiens sur ses marchés américains ont en effet baissé de 13%. En conséquence, la part de marché de Nyse Euronext y est passée de 36,5% en décembre 2009 à 35% fin 2010. L'activité historique de Nyse Euronext voit donc son poids diminuer dans le chiffre d’affaires du groupe. Alors qu’elle représentait 56% des revenus en 2009, sa part est tombée à 49% l’an dernier. La tendance est la même au niveau du résultat opérationnel.

Le pôle dérivés a également enregistré une baisse de son activité au quatrième trimestre, en raison de l’effet négatif des variations de taux de change et du recul de 8% des volumes moyens quotidiens de l’activité dérivés en Europe. Sur l’ensemble de l’année, les revenus sont toutefois en hausse grâce à un volume de transactions record. En 2011, de nouveaux projets aux Etats-Unis devraient soutenir la croissance de Nyse Euronext dans les dérivés. L’opérateur va lancer au premier trimestre 2011 une chambre de compensation de dérivés, New York Portfolio Clearing, et souhaite concurrencer le Chicago Mercantile Exchange sur le marché américain des dérivés grâce à la création de Nyse Liffe US. L’opérateur envisage de procéder à des cotations croisées pour les produits de taux avec son marché européen Liffe.

Nyse Euronext mise enfin sur son pôle information et technologie pour assurer sa croissance. Son chiffre d’affaires net a progressé de 11% à 114 millions de dollars au quatrième trimestre 2010. L’ouverture des centres de données de Mahwah, près de New York, et de Basildon, près de Londres, a contribué à ce rebond, Nyse Euronext proposant des services de «colocation» à ses clients pour qu’ils gagnent du temps sur le passage de leurs ordres. L’opérateur boursier a aussi réalisé de nombreuses ventes de logiciels, en particulier de solutions de trading fournies par Nyfix, que Nyse Euronext a acquis en 2009, et de SFTI, l’infrastructure globale de transaction financière sécurisée. Au quatrième trimestre, cette division a assuré 12,8% du résultat opérationnel du groupe, contre 8% il y a un an.

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