Pardus prévoit de lever 2 milliards de dollars pour des investissements liquides

le 08/02/2011 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Le hedge funds entend prendre moins de 5 % dans des sociétés en situation spéciale. Des fonds dédiés seront créés pour des participations activistes

Pardus Capital Management lève actuellement un fonds dédié à des investissements liquides de court terme. Le hedge fund américain, créé en 2005 par le financier Karim Samii, vise pour ce véhicule, lancé l’an passé, un montant de 2 milliards de dollars (1,5 milliard d’euros) d’ici deux ans, indique à L’Agefi une source proche du dossier. Pardus Capital entend prendre de petites positions, représentant moins de 5% du capital, dans des sociétés en «situation spéciale», telle que des opérations de restructuration ou de fusion et acquisition.

Pardus ne vise dès lors aucune place au conseil d’administration de la cible. Interrogé par L’Agefi, la société de gestion n’a pas souhaité faire de commentaires.

Pardus Capital n’entend pas pour autant délaisser sa stratégie activiste, qui l'avait fait connaître en France lors de son irruption au capital des groupes français Atos et Valeo mais n'a pas toujours été couronnée de succès. Il détient respectivement encore 2,5% et 4,5% du capital de la SSII et de l'équipementier automobile. Il prévoit ainsi parallèlement de lever des fonds dédiés pour des opérations spécifiques, où chaque investissement sera assorti d’une période de lock-up de trois à cinq ans. Selon la source, Pardus prévoit de réaliser entre une et deux opérations par an, pour un montant unitaire de l’ordre de 300 millions de dollars.

Dans cette optique, le hedge fund, qui a identifié quatre cibles en Europe et deux aux Etats-Unis, aurait déjà rencontré trois des équipes de direction de ces sociétés. A l’inverse du véhicule visant deux milliards de dollars, la logique de Pardus est ici de prendre des participations significatives (entre 5 et 20%) au capital des entreprises. Le hedge funds vise par ailleurs des sociétés de taille conséquente, dont la capitalisation boursière est comprise entre un et cinq milliards de dollars, en vue d’optimiser le travail conséquent réalisé sur chaque dossier.

Parmi les secteurs sur lesquels se penche le hedge fund, figurent notamment le secteur financier, qui doit faire face à de profonds changements réglementaires, l’énergie et la technologie, ainsi que l’alimentation et les matières premières, souligne un proche du dossier.

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