La Belgique promet de nouvelles réductions des dépenses

le 13/01/2011 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Pour réduire son déficit budgétaire à moins de 4 % du PIB, le gouvernement provisoire annoncera de nouvelles mesures mi-février

Les nouveaux efforts budgétaires du gouvernement belge ont été bien accueillis par un marché redevenu optimiste. Hier, le taux de rendement à dix ans s’est resserré de 12 points de base (pb) à 4,14 % après avoir atteint la veille un sommet à 4,26 %, niveau inégalé depuis juin 2009. Sur le marché des CDS, la détente a commencé dès mardi. En deux séances, le coût de la protection contre le risque de défaut du royaume est retombé de son niveau record de 254 pb lundi dernier à 232 pb hier.

Sur l’année 2010, le gouvernement a annoncé être parvenu à réduire son déficit budgétaire au-delà de l’objectif fixé par l’Union européenne, de 4,8% du PIB. Le solde budgétaire est ressorti à -4,6% contre -6% en 2009. Pour 2011, sous l’injonction du roi Albert, et afin de calmer les marchés, le gouvernement s’est engagé à surpasser son programme de stabilité qui table sur un déficit budgétaire de 4,1%. Le ministre des Finances Didier Reynders a ainsi estimé hier qu’il pourrait tomber sous la barre de 4%, voire descendre à 3,5% si les pouvoirs régionaux et locaux faisaient également des efforts. Pour atteindre cet objectif, de nouvelles mesures de compression des dépenses sont attendues pour mi-février, a annoncé hier le gouvernement qui assure l’intérim depuis juin dernier. La Belgique améliore ses finances «plus rapidement que la moyenne européenne», a déclaré le Premier ministre Yves Leterme.

L’endettement public de la Belgique s’est quant à lui moins creusé que prévu. C’est un élément positif puisque la lourde dette du royaume constitue pour les marchés l’un des deux principaux facteurs d’inquiétude, avec l’absence de gouvernement. La dette publique est passée de 96,2% du PIB fin 2009 à 97,2% en 2010 mais est restée sous la barre de 100%. Certes, la dette publique arrive au quatrième rang en termes d’importance au sein de la zone euro, derrière la Grèce, l’Italie et l’Irlande. Mais elle n’a augmenté que de 1% l’an dernier, soit la plus faible progression au sein de l’union monétaire, souligne le gouvernement. Pour 2011, la dette publique devrait atteindre 98,1% du PIB. Puis elle commencerait à baisser en 2012. D’après la Commission européenne, la dette publique au sein de la zone euro s’élèvera à 86,5% en 2011 et à 87,8% en 2012.

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