Le risque extrême persiste

le 17/12/2010 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Le graphique ci-contre montre l’évolution de l’Expected Shortfall ou Value at Risk conditionnelle quotidienne à 95% des rendements du MSCI Europe. Cette mesure de perte extrême décrit la moyenne des pertes une fois la VaR franchie. Rappelons que la VaR mesure la perte potentielle maximale pour un horizon et un niveau de confiance donnés. La VaR conditionnelle permet de capturer les queues de distribution épaisses et donc les risques les plus extrêmes.

Cette figure montre que les risques extrêmes sont très variables. Ces risques extrêmes s’accroissent sensiblement lors des périodes de crises financières mais évoluent également selon les conditions conjoncturelles.

Si le risque de perte extrême s’est sensiblement réduit depuis un an, celui-ci reste encore supérieur au risque extrême observé entre 2004 et 2007.

Pourtant, l’allocation d’actifs traditionnelle fondée sur le paradigme moyenne-variance et l’articulation entre une allocation stratégique statique et une allocation tactique dynamique reste encore la référence.

La dernière crise financière a tout de même montré l’intérêt de raisonner à partir de budgets de risque afin de limiter les risques de perte dans les conditions extrêmes.

L’allocation stratégique doit ainsi définir un profil rendement-risque de façon dynamique tout en recherchant une diversification maximale. Ce nouveau cadre d’allocation d’actifs permet ainsi d’intégrer l’instabilité des facteurs de risque et des corrélations.

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