Les gestions du « Panel Actions » optent pour un quasi statu quo

le 02/11/2010 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Après la hausse de 3,5 % des marchés occidentaux en octobre, les panélistes ont seulement relevé de 1 % leurs prévisions à six mois et un an

Le léger vent d’optimisme de début octobre a fait long feu. Désormais, le Panel Actions opte pour une plus grande prudence, avec des objectifs quasiment inchangés. Bien que la moitié des répondants aient relevé leurs chiffres sur les marchés occidentaux, la prévision moyenne n’est rehaussée que de 1%, à six mois et à un an, sur le CAC 40, l’EuroStoxx 50 et le S&P 500, alors que ces indices ont progressé d’environ 3,5% au mois d’octobre. Signe de l’incertitude des gestions sur l’avenir court terme des marchés actions. En effet, après le rebond d’environ 10% de l’indice parisien depuis la fin du mois d’août, le marché redevient attentiste. La semaine dernière le CAC 40 a même enregistré un léger recul. Quoique les résultats du troisième trimestre ressortent supérieure aux attentes, le marché attend toujours des fondamentaux plus solides pour confirmer sa reprise.

Le PIB américain du troisième trimestre, ressorti en hausse de 2% en rythme annualisé, en ligne avec les attentes ne devrait pas changer la tendance. Avant de prendre une direction, les marchés devraient attendre les élections de mi-mandat aux Etats-Unis, la réunion de la Réserve Fédérale, et les chiffres de l’emploi américain vendredi.

Dans ce contexte, l’amplitude des prévisions des panélistes se resserre de mois en mois. Elle n’est plus que de 550 points sur le CAC 40 à un an (entre 3.950 et 4.500 points), contre 700 points début octobre et 800 points début septembre. Cette évolution correspond à celle de la volatilité en Europe, avec un VDax qui se réduit à 18,9% en octobre, contre 19,7% en septembre et 21% en moyenne depuis le début de l’année.

Sur la Bourse de Tokyo, les gestions accompagnent le mouvement baissier. Le Nikkei a perdu 2% en octobre, les gestions ont donc réduit de 1% leurs prévisions à six mois comme à un an.

A lire aussi