Le marché immobilier britannique pâtit de la rigueur budgétaire

le 29/10/2010 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Nationwide, qui espère de nouvelles mesures de la Banque d’Angleterre, indique que les prix poursuivent leur repli

Les prix de l’immobilier résidentiel restent sur la mauvaise pente outre-Manche. Le prix moyen d’un bien ce mois-ci enregistre selon Nationwide une baisse de 0,7% sur un mois, à 164.381 livres (près de 188.000 euros). Ce qui ramène à 1,4% la progression sur douze mois, le taux le plus faible depuis septembre 2009.

Martin Gahbauer, chef économiste de Nationwide, y voit la «poursuite de la modeste tendance baissière engagée cet été». Il ajoute que si cette tendance récente devait se maintenir, l’évolution annuelle des prix résidentiels britanniques pourrait se situer en 2010 dans une fourchette comprise entre une stabilité et une baisse de 1%. A comparer à une hausse de 5,9% observée l’an passé.

Les mesures budgétaires gouvernementales drastiques continuent de peser sur le moral des citoyens. Le site d’annonces Rightmove a dans ce contexte fait état d’un sondage avançant que les Britanniques s’attendent désormais, pour la première fois depuis un an, à une baisse du marché immobilier sur douze mois.

Nationwide s’interroge dès lors sur l’impact que pourrait avoir une seconde série de mesures d’assouplissement quantitatif de la Banque d’Angleterre. Une hypothèse rendue plus visible encore à la lecture du compte-rendu de son dernier Comité de politique monétaire. Si l’impact des premières mesures, instaurées au printemps 2009 au plus bas du marché immobilier, reste difficile à mesurer selon Martin Gahbauer, un nouveau train de soutien à la croissance pourrait soutenir les prix résidentiels. Notamment du fait que ces mesures pourraient accroître les anticipations d'inflation, incitant les investisseurs à se défier des placements monétaires pour se tourner davantage vers des actifs immobiliers.

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