La Banque Postale Asset Management développe sa clientèle externe

le 22/10/2010 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

De quelque 5 % en 2008, la part d'encours de ce segment est passée à 20-25 %. Une équipe dédiée aux appels d’offres a été créée début 2009

Photo Pierre Chiquelin/Agefi

La Banque Postale Asset Management (AM), société de gestion pour compte de tiers de la Banque Postale, a vu la part des encours de la clientèle externe au groupe passer de quelque 5% en 2008, à 20-25% dorénavant. «Il s’agit d’un axe de développement récent. Nous travaillons actuellement avec environ 250 clients institutionnels que nous avons démarchés soit de manière directe, soit en répondant à des appels d’offres», a expliqué jeudi Jean-Luc Enguéhard, président du directoire de la Banque Postale AM, en marge d’une conférence sur le pôle gestion d’actifs de la maison-mère.

Après la création en mars 2008 d’une équipe de vente dédiée aux personnes morales, la Banque Postale AM, qui gérait à fin septembre 127,8 milliards d’euros d’encours, a mis en place une équipe focalisée sur les appels d’offres. «Nous avons notamment été retenus par le FRR (fonds de réserve pour les retraites) sur un mandat obligataire en avril dernier», a relevé Jean-Luc Enguéhard.

«Sur dix ans, nous avons créé un pôle gestion d’actifs en partant de zéro, a résumé Patrick Werner, président du directoire de la Banque Postale. Tout a vraiment débuté en 2010, où la Poste a pris la majorité du capital de Sogéposte», devenue en 2006 filiale à 100% de la Banque Postale et rebaptisée Banque Postale AM. Outre cette filiale, le pôle de gestion d’actifs de la Banque Postale a intégré au fil des années d’autres participations, que sont XAnge Private Equity, Ciloger, l’incubateur AMlab, la Banque Postale Gestion Privée et Thiriet Gestion.

Dernière opération en date, La Banque Postale a acquis en 2009 une part de 70% dans Tocqueville Finance et en détient désormais 75%. Jean-Philippe Thierry, ancien président des AGF, a en effet souhaité vendre sa part de 5% dans la société de gestion suite à sa nomination en mars dernier à la vice-présidence de l’ACP (Autorité de contrôle prudentiel).

Interrogé sur la réalisation d’autres acquisitions, Patrick Werner a indiqué «ne rien exclure». «Notre logique reste opportuniste», a expliqué le président, précisant toutefois ne «rien avoir dans les tuyaux actuellement ».

«Notre modèle constitue une forme de multigestion internalisée et sécurisée et associe les forces d’un grand groupe à celles de sociétés entrepreneuriales», a conclu Patrick Werner.

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