Rumeurs

le 10/06/2010 L'AGEFI Hebdo

Dans un contexte de grande sensibilité des marchés aux risques, la moindre rumeur fait dévisser les titres concernés. Société Générale en a fait les frais vendredi 4 juin, son cours chutant sur des craintes de pertes dans ses activités de dérivés. Il y a quelques semaines, c’est l’Espagne qui avait souffert d’informations selon lesquelles elle ne pourrait plus faire face aux engagements de remboursement de sa dette obligataire. Les spreads de ses CDS (credit default swaps) étaient montés en fléche. A qui profite le crime ? Ces bruits sont sans aucun doute diffusés par des intervenants qui ont des intérêts sur ces marchés, et des gérants traditionnels, dont les portefeuilles sont régulièrement affectés par ces mouvements erratiques, réclament des sanctions. L’un d’eux, lui-même ancien gérant de hedge funds, est à ce titre abonné à un forum de discussions alimenté par ses anciens homologues. Il constate ainsi que les rumeurs se succèdent à un rythme effréné et déplore que les autorités ne soient pas plus vigilantes.

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