Philanthropie

le 26/08/2010 L'AGEFI Hebdo

Pas moins de 40 très grosses fortunes américaines ont répondu au cours de l’été à l’appel lancé en juin dernier par Warren Buffett et Bill Gates. Les deux philanthropes invitent les millionnaires à signer un « giving pledge », c’est-à-dire à promettre de donner au moins la moitié de leur fortune, de leur vivant ou après leur mort, à des organismes caritatifs. Non juridique, l’engagement est néanmoins rendu public sur le site givingpledge.org et amène le signataire à rejoindre le club des David Rockefeller, Michael Bloomberg et autre George Soros. En France, où le monde des affaires américain vaut bien souvent référence, aucune annonce de ce type n’a pourtant percé depuis la crise. Il est vrai que traditionnellement, la charité se veut anonyme et que les impôts se chargent davantage qu’outre-Atlantique de veiller à la redistribution des patrimoines. Mais les feuilletons comme ceux de l’affaire Bettencourt ou du bouclier fiscal n’auront jamais l’avantage de réduire la fracture entre nantis et victimes de la crise.

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