Marketing et environnement

le 23/09/2010 L'AGEFI Hebdo

Les acteurs financiers redoublent de bonne volonté, depuis la crise, dans la recherche d’un comportement donnant des gages d’une certaine morale. Un collectif de grands investisseurs - représentant quelque 558 milliards de dollars d’actifs - vient d’inviter les Bourses mondiales à inscrire le reporting « développement durable » dans leurs règles de cotation. Une annonce qui devrait sonner la révolution mais dont l’écho se perd dans le doute : un rapport de l’association Les Amis de la Terre vient dans le même temps d’établir que « seule une infime minorité des fonds ISR pratiquent un investissement réellement responsable des points de vue environnementaux et sociaux ». Dans le même sens, l’ONG « Carbon Disclosure Project » déplore que moins d’un cinquième des quelque 500 grands groupes qui rendent compte de leurs émissions de gaz à effet de serre aient réalisé des réductions significatives de celles-ci. Tant il y a loin de la coupe aux lèvres…

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