Luxembourg ou Dublin ?

le 19/11/2009 L'AGEFI Hebdo

Qui de Luxembourg ou Dublin l’emportera dans la course aux enregistrements de fonds ? Sur le papier, la plate-forme luxembourgeoise semble déjà avoir une longueur d’avance : 75,2 % des fonds transfrontaliers (distribués dans plusieurs pays dans le monde) sont des fonds luxembourgeois. « Dans sa pratique administrative, l’autorité de surveillance luxembourgeoise se montre assez flexible en termes d’effet de levier. A la condition de ne pas dépasser une VaR (‘Value at Risk’, NDLR) absolue de 20 %, les fonds peuvent utiliser un effet de levier relativement élevé, notamment quand ils investissent dans des titres à faible volatilité, comme des titres gouvernementaux ou des instruments du marché monétaire », commente Francis Kass, associé dans le domaine Regulated Investment Funds au cabinet Arendt & Medernach au Luxembourg. Selon lui, le choix de cette plate-forme dépendrait aussi d’autres facteurs : « La position de leader du Luxembourg en termes de Ucits commercialisés de façon transfrontalière, sa reconnaissance au niveau mondial en tant que place financière, l’expertise pointue de ses prestataires de services et le multilinguisme. » Dublin ne serait pas en reste. La plate-forme revendique ainsi une rapidité plus grande dans les processus d’autorisation : en moyenne six semaines contre une estimation de trois mois pour les fonds luxembourgeois. « Si la plate-forme de Luxembourg garde une longueur d’avance dans le volume des Ucits déposés, Dublin a développé depuis longtemps une expertise dans les stratégies d’investissement des fonds alternatifs, ce qui lui assure un potentiel d’attraction supplémentaire auprès des ‘hedge funds’ », explique Mark White, associé et responsable du groupe investment management au cabinet d’avocats McCann FitzGerald. Chiffres à l’appui : près de la moitié des fonds alternatifs dans le monde, soit un total de 582 milliards d’euros, sont listés à Dublin.

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