L'avis de... Olivier Laloum, associé chez Noveo Conseil

« L’univers des sociétés de gestion entrepreneuriales est hétérogène »

le 15/04/2010 L'AGEFI Hebdo

Vous venez de réaliser avec l’AFG (Association française de la gestion financière) une étude sur les sociétés de gestion entrepreneuriales (SGE). Quelles sont leurs spécificités ?

Il existe 250 SGE en France. Notre étude confirme que ce sont des structures jeunes et dynamiques, elles ont en moyenne été créées il y a douze ans et un tiers d’entre elles ont moins de cinq ans d’existence. Par ailleurs, cette population est très hétérogène : il existe à la fois de toutes petites structures employant une poignée de collaborateurs et gérant moins de 50 millions d’euros, et des maisons comptant de plus de cent salariés et pilotant plusieurs milliards d’euros.

Les plus grandes de ces « boutiques » sont-elles les seules à se développer hors de France ?

Non, il n’y a pas de règle. La volonté de se développer hors de France n’est pas une affaire de taille mais d’état d’esprit des dirigeants, tournés ou non vers l’international. Plus d’un quart (28 %) des SGE interrogées commercialisent leurs fonds à l’étranger. Parmi elles, on trouve des structures de toute taille. En revanche, seules les plus grandes sociétés de gestion, gérant plus de 4 milliards d’euros, sont implantées à l’étranger via des bureaux commerciaux. Les principaux pays concernés sont la Suisse, le Luxembourg et la Belgique, et dans une moindre mesure, le reste du monde comme le Moyen-Orient, les Etats-Unis et le Japon.

Comment les SGE préparent-elles leur avenir ?

La question de la succession n’est généralement pas traitée à sa juste mesure. Les toutes petites boutiques reposent véritablement sur leur fondateur, qui a souvent des difficultés à envisager de passer la main. Les structures plus grandes, un peu moins dépendantes de leur fondateur, sont mieux préparées, mais cela reste une étape clé de leur développement, difficile à négocier.

A lire aussi