L'or soutenu par l'incertitude

le 04/02/2010 L'AGEFI Hebdo

L’or a brillé de mille feux en 2009. La part des investissements dans la demande a augmenté de 131 % au cours des trois premiers trimestres quand les achats pour la joaillerie baissaient. « Le poids de la demande physique demeure la part la plus importante de la demande », rappelle Benjamin Louvet, directeur général délégué de Prim’Finance. L’Inde est toujours le premier consommateur d’or même si la Chine, devenu premier producteur devant les Etats-Unis, l’Afrique du Sud et l’Australie, la rattrape « en raison de la libéralisation du marché en 2002 qui pousse ses ressortissants à en acheter comme réserve de valeur ». Chloé Koos, économiste de Pictet & Cie, explique pour sa part que « le métal jaune est une assurance contre les anticipations d’inflation, le risque souverain, la baisse du dollar. Une appréciation du billet vert conduirait à une correction de la valeur de l’once. Les cours réagissent aussi beaucoup aux annonces de ventes ou d’achats d’or des banques centrales. Le marché s’est enflammé quand la Banque de Chine a accru ses réserves d’or. En réalité, une partie avait été achetée au cours des six dernières années et l’autre provenait de stocks purifiés afin d’être comptabilisés comme tel... ».

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