La gestion d’actifs d’Axa reste sous pression

le 22/07/2010 L'AGEFI Hebdo

Après un exercice 2009 délicat, marqué par une baisse de 25 % de son chiffre d’affaires à 3 milliards d’euros et une décollecte de 71 milliards d’euros, les déboires se poursuivent pour le pôle gestion d’actifs d’Axa. A fin mars, malgré une progression de 10 % de ses revenus (809 millions d’euros), cette branche d’activité a encore accusé une décollecte de 12 milliards d’euros. Les sorties de capitaux ont atteints 5 milliards chez Alliance Bernstein et 7 milliards chez Axa Investment Managers (Axa IM), provenant en partie de sa filiale américaine de gestion quantitative Axa Rosenberg. A ces contreperformances s’est ajoutée la découverte d’une erreur informatique dans le programme de gestion du risque d’Axa Rosenberg. Un incident qui a entraîné le départ forcé du fondateur de la société, Barr Rosenberg. Autant de difficultés qui « ne sont jamais souhaitables en termes d’image », selon Pierre Flabbée, analyste chez Kepler Capital Markets. « Ces activités méritent des ajustements en termes de système, voire d’équipes de direction, notamment pour tirer les leçons de la crise, estime Marc-Philippe Juilliard, directeur senior en charge de l’assurance chez Fitch Ratings. Mais on ne s’attend pas à un changement de cap radical dans ce métier. » De fait, pour remettre de l’ordre dans la maison, Axa IM a racheté début juin les 25 % de capital qui lui manquaient pour en avoir le contrôle total. Reste maintenant à reconquérir des clients sûrement échaudés par les derniers événements.

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