L'avis de... Pascal Koenig, associé au sein de Deloitte Conseil

« Les établissements ont renforcé leur dispositif de suivi des allocations »

le 25/03/2010 L'AGEFI Hebdo

Depuis le début de la crise, quelle est l’attitude des banques privées en matière d’allocation d’actifs ?

La chute des marchés et la crise de confiance des investisseurs ont conduit les banques privées à revisiter les portefeuilles de leurs clients tant en matière d’allocation qu’en termes de sous-jacents. Cette démarche a permis de communiquer auprès des clients sur les risques inhérents aux investissements en portefeuille. Il pouvait s’agir par exemple de souligner la présence de titres ou de produits collectifs faiblement liquides. Parallèlement, les établissements ont renforcé leur dispositif de suivi des allocations. Ils veulent notamment obtenir une traçabilité des décisions de gestion. En effet, certaines positions prises par les clients ne correspondent pas aux recommandations des établissements et ces derniers veulent suivre ces positions.

Comment les banques peuvent-elles mieux contrôler les portefeuilles ?

Les banques privées réfléchissent à une refonte de leur processus de reporting. Une fois amélioré, le reporting devrait fournir une vision plus globale du patrimoine de chaque client et faire apparaître les risques associés. Mais ce processus se heurte à deux difficultés majeures : d’une part, il s’agit de consolider des données appartenant à des véhicules variés (assurance vie, mandats, OPC…) et, d’autre part, l’information délivrée doit être fraîche.

Pour être maîtres de l’allocation, les banquiers ne préfèrent-ils pas la gestion sous mandat ?

C’est le propre du mandat d’être purement discrétionnaire. Cependant, la clientèle semble désormais attirée par la gestion conseillée. Cette dernière fait donc l’objet d’une recherche d’optimisation du processus d’industrialisation.

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