Economes

le 19/11/2009 L'AGEFI Hebdo

71, non comme le nombre de milliardaires qui vivaient à New York en 2008, mais comme le nombre des plus hauts dirigeants de la première compagnie aérienne japonaise, Japan Airlines (JAL), qui ne recevront aucune rémunération en décembre, afin de participer aux efforts de restructuration du groupe. « Nous devons faire des efforts pour réduire les coûts car nous avons sollicité l’argent public », explique simplement un porte-parole de la compagnie. L’entreprise n’a point attendu un éventuel rappel à l’ordre de l’Etat nippon pour adapter son train de vie à la situation. Et d’ailleurs, encourait-elle l’ire des autorités à ce propos ? Haruka Nishimatsu, son président-directeur général, avait déjà coutume de venir travailler en bus et de manger à la cantine. Exit depuis belle lurette les frais de chauffeur et de déjeuners d’affaires. Cet exemple n’est pas un cas isolé. Quand les affaires se compliquent, il est de bon ton pour les patrons du pays du Soleil Levant de montrer que l’on réalise quelques sacrifices personnels. Les primes astronomiques susceptibles d’exaspérer l’opinion publique sont prohibées de l’Archipel. Question de principe.

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