La BCE stimule les flux vers les actions

le 05/02/2015 L'AGEFI Hebdo

RE-ALLOCATION. Début d’année contrasté pour les actions européennes. Si les places boursières des pays cores (Allemagne, France…) font partie des vingt marchés affichant un mois de janvier positif sur les 48 suivis par les analystes de S&P Dow Jones Indices, celles des pays périphériques ont nettement reculé dans le sillage de la victoire du parti anti-austérité Syriza en Grèce. L’effet favorable du programme de rachat de dettes souveraines de la Banque centrale européenne (BCE) aura donc, pour le moment, fait long feu. Il faut dire que ce mois de janvier a été particulièrement volatil, entre poursuite de la baisse des cours du pétrole et décisions monétaires inattendues, à l’instar de celle de la Banque nationale de Suisse. Pourtant, de l’avis de certains stratégistes, les valeurs du Vieux continent bénéficient d’un alignement rare de bonnes étoiles. Ainsi, ceux de Société Générale CIB rappellent que la somme de l’euro, du baril de pétrole et des taux bas donne généralement une hausse des actions, les résultats des entreprises de la zone euro étant renforcés par une telle combinaison favorable. L’annonce du quantitative easing (QE) de la zone euro s’est néanmoins traduite par des flux entrants pour les fonds d’actions européennes. Ces derniers ont enregistré, sur une semaine au 28 janvier, leur plus importante collecte depuis décembre 2013 avec 5,1 milliards de dollars de souscriptions. A l’inverse, les fonds monétaires, dans un contexte de taux nuls, voire négatifs, ont accusé 7,7 milliards de sorties. Signe de la recherche de rendement par les investisseurs, et donc d’actifs risqués, les fonds haut rendement ont enregistré leur plus importante collecte nette depuis plus de 15 mois à 3,5 milliards de dollars.

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