La Sicav Parvest reconfigurée pour être aussi une plate-forme de services

le 11/09/2014 L'AGEFI Hebdo

BNPP IP a simplifié sa gamme de fonds internationaux et développé un écosystème, notamment online, pour optimiser la « relation clients ».

La Sicav Parvest reconfigurée pour être aussi une plate-forme de services
La refonte de la Sicav Parvest (106 fonds, 35 milliards d’euros) utilise au maximum le confort pédagogique des nouveaux supports numériques comme sur l’iPad.
(DR)

En lançant la nouvelle formule de Parvest en mars, BNP Paribas Investment Partners (BNPP IP) a simplifié et clarifié la gamme de cette Sicav historique, et stratégique pour le groupe puisque distribuée dans 32 pays. Après l’intégration de Fortis IM, « l’offre en fonds internationaux était très large, mais comportait aussi des recoupements, explique Anthony Finan, responsable adjoint distribution de BNPP IP. Notre volonté a donc été de doter cette ‘Sicav à compartiments’ d’une offre repensée, cohérente et lisible. » Dans une logique double : de produits « utiles » et de services à forte valeur ajoutée.

Après trois ans de travail, la refonte de Parvest a permis d’aboutir à 106 fonds (pour 35 milliards d’euros d’encours fin 2013, 39 milliards aujourd’hui), après une cinquantaine d’ajouts : 16 sur les marchés émergents (10 fonds actions, 6 fonds obligations) où le groupe dispose d’importantes positions en gestion et en distribution ; 8 sur les marchés actions (par secteur) ; 3 sur l’immobilier coté (notamment européen), etc. De nouvelles stratégies comme les actions small et midcaps nordiques sont venues compléter cette offre qui s’articule autour de 7 grandes classes d’actifs et de thématiques porteuses : ISR, croissance, long terme, diversification, etc. « Avec plus d’un tiers des fonds très bien notés chez Morningstar ou Lipper, Parvest se positionne comme l’une des offres les plus diversifiées du marché. Pour plus de profondeur, nous pouvons également avoir recours, de façon ponctuelle, à des expertises de gestion pointues, extérieures au groupe mais sélectionnées par notre filiale FundQuest Advisor », ajoute Anthony Finan. La société de gestion insiste sur une construction de portefeuille « évolutive », et ciblée en fonction de besoins très précis pour des clients finaux « plutôt haut de gamme ».

Parvest compte aujourd’hui environ 700 distributeurs, sur les marchés « domestiques » du groupe mais pas seulement (Allemagne, Pays-Bas, Amérique latine, Asie, etc.), notamment parmi les banques privées et conseils en gestion de patrimoine, dont certains l’ont identifié comme un de leurs supports de référence. La nouvelle formule a également permis d’homogénéiser les réponses aux contraintes réglementaires, notamment de commercialisation de la Sicav avec la directive MIF (Marchés d’instruments financiers). Et en termes de promotion, elle a été l’occasion de définir une nouvelle identité visuelle (logo, slogan...) et d’augmenter la visibilité de la marque via une large campagne de publicité européenne.

Accompagnement

Mais l’expertise seule ne suffit pas. « Nous avons souhaité offrir à nos distributeurs tous les outils pour leur permettre de mieux comprendre les produits, et un éventail complet de supports d’aide à la vente et au conseil », insiste Anthony Finan. De quoi renforcer la proximité avec les distributeurs (BtoB), et non pas les court-circuiter. Cet écosystème comprend tous les services possibles afin que les banques privées s’y sentent bien accompagnées, de telle manière que, un peu comme avec le système fermé d’Apple et le passage obligé par la plate-forme iTunes, elles pourraient finir par ne plus aller chercher ailleurs d’autres services de gestion, même lorsqu’ils seraient parfois un peu plus performants ou moins chers…

L’écosystème Parvest comprend une vaste palette de supports numériques : 7 nouveaux sites internet accessibles en 5 langues ; et une nouvelle application iPad (une des premières pour une Sicav) pour bénéficier, en situation de mobilité, d’un accès simplifié et permanent à l’ensemble des informations sur les fonds de la gamme, mais aussi sur tous leurs benchmarks. Ces supports digitaux mettent l’accent sur la pédagogie, avec des tutoriels didactiques sous forme de présentations adaptées, de graphiques, de vidéos, ainsi que des possibilités de réunions en « club d’investisseurs » et de « speed-datings  » avec les gérants. « L’idée de cet accompagnement est bien d’apporter plus que des produits financiers, de créer un partenariat fort et durable avec nos distributeurs », confirme Anthony Finan, évoquant aussi des outils de simulation pour tester plusieurs schémas d’investissement, un blog pour accéder en temps réel aux analyses des experts de la gestion de BNPP IP, une présence active sur les réseaux sociaux pour renforcer l’interaction avec les clients finaux, des newsletters régulières, des formations, etc. Sans oublier des séminaires et un réseau intranet pour les conseillers sur le terrain, une fois que les produits ont été sélectionnés par l’expert de la banque privée. « Cette démarche est en ligne avec la tendance actuelle vers une standardisation des produits financiers dont l’essor passe, du coup, par le développement de services annexes pour restaurer la confiance », conclut Philippe Auther, associé du cabinet Kea & Partners. 

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