Sans voix

le 24/09/2015 L'AGEFI Hebdo

C’est le comble, des lobbyistes refusant de s’exprimer devant des parlementaires quand ces derniers les y invitent. C’est ce que les membres de la Commission taxe du Parlement européen ont pu constater dans le cadre du dossier des rescrits fiscaux, ces accords entre Etats et multinationales pour s’entendre sur l’impôt que condescendent à acquitter ces dernières. Quatorze entreprises ont décliné l’invitation des parlementaires pour quatre qui ont répondu positivement. Parmi les taiseuses, Amazon, Facebook, Coca-Cola ou Google et deux banques, Barclays et HSBC. Mécontents, des élus demandent des mesures coercitives à l’encontre de ces lobbystes apnéiques d’un nouveau genre, dont l’exclusion du registre des lobbyistes du Parlement européen. La parole est de l’argent, le silence est d’or.

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