Vite fait, mal fait

le 22/01/2015 L'AGEFI Hebdo

La Cades, sa dizaine de salariés et sa trentaine de membres du conseil d’administration, est dans l’obligation de se faire noter par deux agences de rating pour montrer patte blanche auprès des investisseurs internationaux. La dette sociale de la France a ceci de particulier qu’elle a la super-garantie de l’Etat avec des ressources affectées (CRDS et une partie de la CSG : des taxes, ne dites surtout pas « impôts » !) et qu’elle a vocation à disparaître dans les années 2020. Une disparition certes toute théorique vu l’état présent et à venir des comptes sociaux du pays. Mais tout de même, au pays de Descartes, il apparaît logique que la dette sociale soit mieux notée que la dette souveraine de l’Agence France Trésor dont le destin n’est pas de disparaître et dont l’objectif est de nourrir les épargnants jusqu’à la fin des temps. Par bien-pensance politique ou par paresse intellectuelle, les agences de notation ne s’embarrassent pas de fioriture : la Cades, c’est l’Etat français et l’Etat français, c’est l’AFT, donc la Cades est notée comme l’AFT. Si le travail est bâclé, la facture, elle, ne l’est pas : le verdict coûte environ 100.000 euros par an et par agence à la Cades.

A lire aussi