Ce qui est rare est cher

le 11/09/2014 L'AGEFI Hebdo

En ces temps perturbés en Europe, la recherche d’actifs sûrs et liquides (hunt for safe havens) comme les achats de Bunds - les titres à 10 ans de l’Etat allemand - pourrait elle-même devenir un exercice délicat. Car, en bon père la rigueur qu’il est, le gouvernement allemand mène une politique budgétaire de déficit zéro. Cette année, les émissions de la Finanzagentur atteindront tout juste 160 milliards d’euros, en très grande majorité du refinancement de titres arrivés à échéance. Une broutille au vu de la demande des investisseurs. De plus, le stock de titres à court terme a été fortement réduit ces dernières années. A coup sûr, c’est une bonne chose pour l’OAT française dont l’écart de taux avec le Bund s’est réduit à 35 points de base, tout comme pour les taux périphériques. Mais à la fin, Berlin ne va-t-il pas devoir créer du déficit budgétaire pour répondre à l’inquiétude des investisseurs ?

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