Un pari pas si gagnant

le 12/03/2015 L'AGEFI Hebdo

En octobre dernier, David Einhorn, le patron du hedge fund Greenlight Capital, avait fustigé, devant un parterre d’investisseurs américains, une France trop orgueilleuse pour engager des réformes, la représentant sous la forme d’une licorne à la robe bleu-blanc-rouge affublée d’une baguette en guise de corne. L’un de ses paris du moment était d’acheter les actions des banques grecques Alpha Bank et Pireaus, dont le pays avait fait le choix courageux de l’austérité, et de couvrir ce coup par une position vendeuse sur la dette française à 7 ans. Cinq mois et une élection plus tard, la boutade coûte cher. L’action Pireaus a été divisée par près de trois et celle d’Alpha Bank par près de deux tandis que le taux à 7 ans français est passé de 71 à 18 points de base. Une perte sèche pour le hedge fund et une nouvelle histoire d’arroseur arrosé, qui ne dit pas si le hedge fund a coupé à temps dans ses positions.

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