L'art d'évaluer les services

le 14/05/2015 L'AGEFI Hebdo

La consolidation de la croissance chinoise ne viendra pas seulement des moyens budgétaires mis à sa disposition – le déficit budgétaire devrait passer de 1,8 % du PIB en 2014 à 2,3 % en 2015 – ni des projets d'investissements en infrastructure. Elle ne sera pas non plus entièrement liée à la construction de la nouvelle route de la soie (terrestre et maritime). Le dynamisme de l'activité chinoise proviendra en grande partie de la montée en puissance de ses services. Avec une question majeure : « Comment évaluer cette transition, s'interroge Aidan Yao, économiste senior Asie émergente d’Axa Investment Managers Asia. Il existe peu d'outils et de données statistiques pertinentes permettant de suivre l'expansion du secteur tertiaire. » Au lieu d'observer la consommation de l'électricité, un indicateur d'activité industrielle, il vaudrait mieux, par exemple, scruter les ventes d'Alibaba. Ou « étudier l'évolution des colis envoyés par les centrales d'achats des spécialistes du commerce en ligne, » suggère Bei Xu, économiste de Natixis. Cependant, ajoute-t-elle, « ce type d'observations ne permet pas de suivre la dynamique des services purement numériques, ou des secteurs comme l'hôtellerie, les soins de santé, l’éducation, les jeux électroniques en ligne... ». Un défi pour les économistes.

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