L'appétit des banques centrales grandit

le 05/02/2015 L'AGEFI Hebdo

« Le renminbi n'est pas une monnaie de réserves », entend-on souvent dire. Il est vrai que le Fonds monétaire international (FMI) ne le reconnaît pas comme tel, même s'il prévoit de débattre dès cette année de son intégration au panier de monnaies utilisé pour le calcul des droits de tirage spéciaux (DTS). Pourtant, de plus en plus de banques centrales – de pays émergents, tel le Nigeria, ou de pays développés, comme l'Australie – déclarent détenir du renminbi dans leurs portefeuilles. Selon l'Asia Securities Industry and Financial Markets Association (Asifma), plus de 30 banques centrales ont en outre commencé à investir en obligataire chinois onshore. Bien que les montants alloués par les banques centrales aux investissements en renminbi paraissent encore limités (estimés à environ 300 milliards de renminbi, moins de 1 % du total des réserves de change), ils pourraient dépasser ceux en yens ou en livres sterling dans les prochaines années, estime Standard Chartered. Depuis 2008, la banque centrale (People's Bank of China – PBOC) a signé des accords d'échange de devises (« local currency swap facilities ») avec avec une trentaine de banques centrales, dont la Banque centrale européenne en octobre 2013.

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