Un important déficit budgétaire pour l’Arabie Saoudite

le 27/08/2015 L'AGEFI Hebdo

Cale sèche. La baisse continue des cours du pétrole, aussi bien du WTI que du Brent, désormais au plus bas depuis six ans, altère gravement la situation économique de l’Arabie Saoudite, conclut le Fonds monétaire international (FMI). L’activité du secteur privé maintenue à bout de bras par les dépenses publiques, elles-mêmes permises par les importants excédents commerciaux tirés des exportations de pétrole, a fléchi nettement au cours des derniers trimestres. Pour l’exercice 2015, le FMI prévoit un déficit budgétaire de 19,5 % du PIB qui devrait se réduire, tout en restant élevé, au cours des prochaines années sous l’effet de coupes dans les dépenses publiques et de projets d’investissement arrivant à leur fin. L’excédent courant, en repli à 10,9 % du PIB en 2014, devrait laisser la place à un léger déficit en 2015 avant de revenir en zone positive entre 2016 et 2020. Le FMI recommande aux autorités saoudiennes de dénouer le lien entre dépenses publiques et revenus pétroliers. Le Fonds souligne la nécessité de mettre en œuvre une politique d’ajustement budgétaire étalée sur plusieurs années. Il recommande une plus grande efficience des investissements publics, la création d’une TVA et de taxes foncières, ainsi que le développement de marchés de capitaux privés pour assurer le financement des émissions de dette publique (1,6 % du PIB fin 2014) qui ne vont pas manquer de croître avec la chute de la manne pétrolière.

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