Des exportations en trompe-l’œil

le 30/10/2014 L'AGEFI Hebdo

Des exportations en trompe-l’œil

Vérité. La mondialisation a eu une conséquence inattendue sur la mesure des échanges internationaux. Depuis une vingtaine d’années, les biens intermédiaires (biens importés, transformés et réexportés) ont été au cœur de la forte expansion du commerce mondial, ce qui pose un problème concernant les systèmes de comptabilité, selon les experts de Coface dans leur dernier « Panorama des risques pays ». Un même produit, qui va passer plusieurs fois les frontières tout au long de son processus de fabrication, sera compté plusieurs fois. Les données traditionnelles d’exportations brutes seraient donc partiellement exactes. Afin d’avoir une vision plus juste des exportations, Coface propose d’isoler la valeur ajoutée domestique par rapport à la valeur étrangère. L’OCDE s’est pliée à l’exercice en décomptant la valeur produite à l’étranger et importée. Les résultats sont frappants. Si les écarts sont très faibles pour les pays exportateurs de matières premières ou pour de grands commerçants comme les Etats-Unis ou le Japon qui bénéficient de la taille de leur marché domestique, la situation des exportations change significativement pour des pays comme Singapour, la Malaisie, l’Irlande, la Corée du Sud et même l’Allemagne.

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