Les bons côtés de la hausse des taux souverains allemands

le 18/06/2015 L'AGEFI Hebdo

Estival. En passant de 0,075 % le 20 avril à 0,98 % le 10 juin, le rendement de l’obligation publique allemande à 10 ans a chagriné les investisseurs.

Pour la Banque centrale européenne (BCE), il y a au moins un avantage à ce retour du rendement du Bund sous la barre de 1 %.

Il atténue les craintes de pénurie et d’asséchement estival du marché des titres souverains en zone euro, avec des émissions nettes en juillet et août bien en deçà des 60 milliards d’euros mensuels que la banque centrale va prélever dans le cadre de son programme d’achats d’actifs (quantitative easing, QE).

La clé de répartition des achats prévoit que 27 % du montant doit être consacré à des titres allemands de 2 à 30 ans.

Seconde contrainte : la BCE ne peut procéder à des achats en deçà du taux de la facilité de dépôt, de -0,20 %. Or le 20 avril, la courbe des taux allemande était en territoire négatif de 2 à 9 ans.

Le 12 juin, la même courbe est revenue dans des eaux positives. Seules les échéances 2 et 3 ans restaient négatives. La hausse des taux a permis de « libérer » une partie du stock de titres allemands redevenu éligible au QE.

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