Vice et vertu

le 20/06/2013 L'AGEFI Hebdo

La Bundesbank a des clones, fidèles au-dessus de tout soupçon et plus « royalistes que le roi » au point d'en perdre toute indépendance : l'un d'entre eux est la banque centrale d'Autriche. Spécialiste de la surenchère en orthodoxie, on n’attendait pas la banque centrale autrichienne au cœur d'une affaire de corruption, de blanchiment et de bien d'autres chefs d'accusation. Le sous-gouverneur Wolfgang Duchatczek qui préside la division impression des billets de banque, est accusé d'avoir versé des pots-de-vin à des responsables des banques nationales d'Azerbaïdjan et de Syrie pour signer des contrats avec l'imprimerie de la banque centrale autrichienne. Il n'en a rien coûté à cette dernière puisque les pots-de-vin étaient inclus dans les commandes (jusqu'à 20 % du montant). C'est l'avantage de cette transaction d'un type particulier : être payé avec ce qu'on achète. Plus classique, les pots-de-vin ont été versés sur des comptes offshore. Grande prêtresse de la morale, notamment sur les comptes truqués et l'insuffisance d'austérité en Grèce, l'Autriche va devoir balayer devant sa porte avant de faire la leçon aux autres.

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