Vases communicants

le 26/01/2012 L'AGEFI Hebdo

Quand l’exception devient la règle, ne vaut-il mieux pas supprimer la règle ? Le rituel de la fixation du taux du Livret A, qui a lieu deux fois l’an, est parlant. La formule de calcul n’étant plus suivie pour cause de contexte durablement « exceptionnel », c’est de nouveau l’avis des experts de la finance et des politiques qui prime. Cette fois, c’est le lobby des assureurs qui a cherché à faire prévaloir son point de vue. Les contrats d’assurance-vie, en décollecte depuis quelques mois, n’offrent guère plus que 3 % de rendement avant prélèvements fiscaux et sociaux de 21,5 % quand le Livret A (à 2,25 %), intégralement défiscalisé, collecte allègrement (17,4 milliards d’euros en 2011).

Relever ce dernier pourrait porter un coup fatal aux petits contrats d’assurance-vie qui pèsent peu (lire aussi page 17). L’équilibre entre épargne courte et épargne longue passerait-il avant l’intérêt de l’épargnant ?

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