La Turquie pâtit de l’infidélité des investisseurs étrangers

le 29/09/2011 L'AGEFI Hebdo

La Bourse turque (photo) est « nettement plus transparente que la Bourse russe et, à ce titre, est considérée comme un modèle », estime Peter Elam Hakansson, président d’East Capital, même si elle est, comme la plupart des places financières des pays émergents, très volatile. Elle souffre aussi de sorties de capitaux importantes depuis que les craintes d’un ralentissement de la croissance des pays développés est apparue. Le seul moteur économique du pays demeure la demande interne qui commence à s’essouffler, tandis que les exportations se sont mises à décélérer fortement en raison du ralentissement de la croissance en Europe. Les investisseurs, qui appréciaient jusque-là le dynamisme de l’économie turque, ont désormais les yeux tournés vers le financement de « l’abyssal déficit courant de la Turquie », selon Natixis, qui pourrait dépasser 10 % du PIB cette année. En cause, la dépendance énergétique du pays, le faible taux d’épargne des ménages et le fort contenu en importations des exportations. Qui plus est, le contexte global en 2012 ne plaide pas en faveur d’une accélération des investissements directs étrangers (IDE), dont 70 % proviennent de la zone euro. C’est pourquoi le ministre des Finances turc, Mehmet Simsek, qui insiste sur la volonté de « contrôler le déficit », rappelle son objectif de « diversifier les ressources du pays », tant domestiques qu’à l’exportation, en augmentant la compétitivité. Sans oublier « la confiance », insiste Mehmet Simsek, qui passe par « l’emploi » et « le dynamisme de l’investissement privé ».

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