Suivre une « best execution » à l’américaine ?

le 09/02/2012 L'AGEFI Hebdo

Aux Etats-Unis, la best execution repose sur les marchés et non pas sur les brokers-dealers, ainsi que sur le seul critère du meilleur prix payé pour le titre, et non pas sur d’autres facteurs de coût. « C’est le principal aspect qui intéresse nos clients ‘retail’ », confie Peter Randall, président d’Equiduct, en partant du principe que les ordres d’investisseurs particuliers ont peu d’impact, de par leur taille limitée, dans la formation des prix. La règle de trade-through impose à toute plate-forme de « rediriger » un ordre dont elle sait, grâce aux données pre-trade enregistrées dans le Consolidated Quote System (L’Agefi Hebdo du 6 mai 2010), que le prix d’exécution va être meilleur sur une autre plate-forme. « Mais afin d’assurer que l’ordre-client soit exécuté à ce meilleur prix quoiqu’il arrive, le régulateur propose une dérogation pour la première plate-forme visée par le ‘broker’ à partir du moment où celle-ci garantit le même meilleur prix grâce à l’apport de liquidité par des ‘market makers’ », explique l’un d’entre eux. Un modèle qui a inspiré Equiduct en Europe. Ainsi, Nyse Euronext propose même que son « retail liquidity program » ne soit activé qu’à partir d’un prix encore meilleur de 0,001 dollar.

Cette politique de best execution est cependant facilitée par un tarif unique du « post-marché », lié au monopole de la coopérative DTCC. « Sans aller jusque-là, cela pourrait marcher en Europe avec simplement une meilleure ‘interopérabilité’ entre les chambres de compensation, comme pour les opérateurs de téléphonie », estime Peter Randall.

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