Succès promis aux « sukuk » en Afrique

le 07/03/2013 L'AGEFI Hebdo

Essor. Les Etats africains pourraient émettre plus de sukuk qu’auparavant, estime Standard & Poor’s. Selon une étude de l’agence, les pays d’Afrique sont de plus en plus nombreux à envisager ce type d’émission. Ils considèrent que les obligations islamiques sont un moyen de financer leur croissance et d’en diversifier le financement. L’influence grandissante des partis islamiques dans certains pays à la suite du printemps arabe remet aussi le développement de la finance islamique à l’ordre du jour. A l’exception de la Gambie et du Soudan, qui émettent régulièrement des sukuk à court terme, très peu de pays africains en avaient émis jusqu'à présent en dépit des intentions affichées. La donne est en train d'évoluer. Le gouvernement égyptien vient de présenter un projet de loi afin d’autoriser l'émission de sukuk destinés à combler l’important déficit budgétaire du pays ainsi que le déficit courant. De même, la loi de Finances de 2013 de la Tunisie prévoit de compenser partiellement le déficit budgétaire par l'émission de sukuk. Quels en seraient les acheteurs ? D’après Standard & Poor’s, des riches investisseurs des pays du Conseil de coopération du Golfe et la Banque islamique de développement (BID) devraient être intéressés. La mission de cette institution n’est-elle pas de stimuler le développement économique et le progrès social de ses Etats membres, tout en respectant les principes de la charia. Sur ses 56 Etats membres, 22 se trouvent en Afrique. Par ailleurs, parmi les émetteurs potentiels de sukuks de la région, le mieux noté est l’Afrique du Sud (« BBB » avec perspective négative) suivi du Maroc (« BBB- » avec perspective négative), du Nigeria (« BB- » avec perspective stable) puis de la Tunisie (« BB- » avec perspective négative) et du Sénégal (« B+ »).

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