S&P rebat les cartes du marché de la dette souveraine en zone euro

le 19/01/2012 L'AGEFI Hebdo

Coup de balai. Standard & Poor’s (S&P) a décidé, le 13 janvier, de dégrader de deux crans quatre pays de la zone euro - Chypre, Portugal, Espagne (« A ») et Italie (« BBB+ ») -, de dégrader d’un cran cinq pays - Autriche, France (« AA+ »), Malte, Slovaquie et Slovénie - et de laisser inchangée la note de sept membres (dont quatre « AAA ») - Belgique, Estonie, Finlande, Allemagne, Luxembourg, Irlande et Pays-Bas. Quatorze pays sont placés sous perspective négative (sauf Allemagne et Slovaquie), ce qui signifie une chance sur trois d’être dégradés en 2012 ou 2013. L’absence de décision majeure au sein de l’Union européenne pour résoudre la crise des dettes souveraines est un des facteurs majeurs de ces révisions de S&P. A cet égard, il est étonnant que le rating de l’Allemagne ne soit pas concerné par la mauvaise gouvernance européenne, note une analyse de RBS. Pour sa part, Barclays Capital s’inquiète au sujet de la dette italienne qui se rapproche du « BBB- ». Le marché italien qui pèse 20 % de la dette souveraine de la zone va voir sa base d’investisseurs se réduire, et donc devoir faire beaucoup plus appel à l’épargne domestique ou au programme d’achats de la BCE.

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