Satrapes et sybarites

le 25/08/2011 L'AGEFI Hebdo

Le plan d’austérité budgétaire italien de 45,5 milliards d’euros, destiné à parvenir à l’équilibre des finances publiques d’ici à 2013, est loin de faire l’unanimité au Parlement. L’opposition, bien sûr, mais aussi la Ligue du Nord, un allié de Silvio Berlusconi, font de la résistance. Or septembre s’annonce comme un mois à grands risques et à classer dans les annales pour la dette publique avec un record absolu d’émissions obligataires (46,7 milliards), plus encore avec les T-bills (62 milliards). Pourtant, tout avait bien commencé pour Silvio Berlusconi. Mi-août, la discussion du plan était lancée au Sénat devant 11 représentants du peuple italien sur un total de 315, congés d’été et plaisirs de vacanciers obligent. Le peu d’empressement des parlementaires pour débattre d’un plan très dur pour les classes moyennes a suscité l’écœurement de la presse et de la population. Ils ont rappelé aux parlementaires pourquoi ils avaient été élus : décider de l’avenir du pays et non pas vivre à ses dépens.

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