L'avis de... Mark Yeandle, directeur associé de Z/Yen Group

« Le Royaume-Uni doit surveiller son niveau d'imposition »

le 02/02/2012 L'AGEFI Hebdo

Quelles places financières ont le plus profité de la crise ?

Certaines places nordiques et d’Europe de l’Est en sont sorties plus fortes, par exemple Helsinki, Copenhague, Stockholm et même Tallinn. D’autres ont été profondément endommagées comme Athènes, Madrid et Milan. Quant aux places principales, Londres, New York et Hong Kong, elles ont maintenu leurs positions. Il n’y a pas de grandes différences entre ces trois-là et elles resteront comparables pendant un bon moment. En Asie, le paysage est plus clair. Hong Kong, Singapour, Shanghai et Séoul sont perçues comme plus fortes, contrairement à Tokyo, Pékin, Taipei et Shenzhen.

Les centres asiatiques sont-ils en train de gagner des parts de marché au détriment de Londres et de New York ?

Ils progressent surtout grâce à la croissance économique de la région, et un petit peu parce qu’ils gagnent des parts de marché dans des services qui étaient d’habitude fournis par l’Occident. Leur développement est plus une opportunité qu’une menace pour Londres et New York. L’industrie financière n’est pas un gâteau à partager. Les grands centres financiers travaillent ensemble pour leur bénéfice commun. Par exemple, Londres pourrait devenir un centre majeur de services en renminbi.

Quelle est la menace la plus importante pour la compétitivité de Londres et de New York ?

A Londres plus qu’à New York, il s’agit du niveau de régulation venant à la fois du gouvernement et de Bruxelles. Le Royaume-Uni doit notamment surveiller le niveau d’imposition des individus et des entreprises, qui est en train de devenir un problème. Le taux de 50 % prélevé sur les revenus à partir de 150.000 livres est un sujet de préoccupation.

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