Sans ressort, l'économie française détruit emplois et pouvoir d'achat

le 21/02/2013 L'AGEFI Hebdo

Encéphalogramme plat. Le PIB français en 2012 a atteint 1.800,09 milliards d'euros (en prix chaînés sur l'année précédente). En 2011, il était de 1.800,24 milliards : la croissance a été nulle, a indiqué l'Insee qui fait état d'un dernier trimestre à -0,3 %. En fait, la chute d'activité des économies de la zone euro (pour certaines la récession, pour d'autres la croissance zéro) est datée de mi-2011. L'institut de conjoncture a revu le profil du PIB au cours de l'année 2012. Là où il voyait il y a encore quelque temps un alignement de trimestres de croissance nulle ou légèrement positive, il présente désormais trois trimestres négatifs (dont deux successivement au premier semestre, soit la définition « technique » de la récession) pour un positif (+0,1 % pendant l'été). Vu l'augmentation de la population, le PIB par tête a donc reculé en France l'an dernier. Du côté du pouvoir d'achat, l'évolution du revenu disponible brut (RDB) par unité de consommation est de -0,1 %. L'acquis 2013 est carrément négatif à -0,6 %, indiquant un point d'inflexion important : le soutien de la dépense publique à la consommation depuis le début de la crise en 2007-2008 n'est plus suffisant. Par ailleurs, l'emploi salarié dans le secteur marchand a diminué de 66.800 postes, ce qui correspond à la chute de l'emploi dans l'intérim.

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