Rentrée et travail

le 13/09/2012 L'AGEFI Hebdo

Si Nicolas Sarkozy avait en son temps pointé d’un doigt critique la désindustrialisation du Royaume-Uni, les Anglais ne perdent pas beaucoup d’occasions, de leur côté, de dénoncer les 35 heures en France. Une tribune du Financial Times publiée en plein mois d’août évoquait ainsi la France profonde en été comme exemple type d’une population misant plus sur la vertu des loisirs que sur celle du travail pour accroître le bien-être national. Et de citer une étude de l’OCDE (Organisation de cooperation et de développement économiques) pour montrer l’ardeur au travail des Britanniques (11,9 % d’employés travaillant plus de 50 heures par semaines contre une moyenne de 8,5 % dans l’OCDE) et de leurs amis américains (8,6 %). L’article passe curieusement sous silence la même statistique pour la France, où la proportion s’élève à 10,7 %. Le temps passé par les Anglais à lire des statistiques est-il encore du travail si l’évidence des chiffres est écartée ?

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