L’avis de… Thibaut de Lajudie, associé chez Ailancy

« Une rémunération des acteurs quasi nulle »

le 02/05/2013 L'AGEFI Hebdo

Pourquoi les chambres de compensation fusionnent-elles ?

C’est la suite logique de la directive MIF (Marchés d'instruments financiers) qui a ouvert la concurrence entre les Bourses, entraînant du même coup une baisse des coûts d’exécution. En parallèle, de nouveaux acteurs de la compensation sont apparus sur un modèle « low cost » ayant, là aussi, permis de diminuer les coûts de compensation. Or avec la crise financière, les volumes ont fortement diminué sur le cash actions et ils ne sont plus suffisants pour couvrir les coûts. On assiste donc à une reconsolidation du secteur pour disposer de flux importants permettant de rester autonomes à long terme.

La compensation « cash actions » peut-elle être rentable ?

Cette activité est très standardisée, sans réelle complexité par rapport aux produits dérivés, notamment dans la gestion des risques. Il s’agit d’un métier de flux pour lequel la rémunération des intervenants est quasi nulle. Les revenus sont générés par le placement de la trésorerie, mais dans un contexte de taux bas, les revenus ne sont pas assez élevés pour couvrir les coûts de fonctionnement. Par ailleurs, ces acteurs n’ont que peu de relais de croissance en Europe.

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