Dossier spécial Fund Forum 2012

Sur le qui-vive

le 15/06/2012 L'AGEFI Hebdo

Un an après la mise en application de la directive Ucits IV, la profession est unanime pour reconnaître son impact sur le marché unique des OPCVM en Europe. Elle a amélioré son fonctionnement en permettant aux sociétés de gestion d’exporter plus simplement leurs produits, via en particulier les fonds maîtres-nourriciers, tout en préservant la protection des investisseurs grâce au KIID.

Gardons-nous toutefois de trop d’enthousiasme. Car si le passeport européen des fonds est largement plébiscité, il ne fonctionne pas encore à 100 %, du fait notamment de divergences d’interprétation entre régulateurs. Quand à celui des sociétés de gestion, il n’a pas encore été testé même si certains projets seraient en gestation. Son utilité est même controversée, une bonne partie des grandes sociétés de gestion ayant depuis longtemps implanté des antennes dans le pays ou cela leur était nécessaire. Il reste donc encore du travail pour lever les obstacles techniques… avant la prochaine mouture de la directive, puisque Ucits V est déjà en gestation. D’autant que ce n’est pas le seul fer au feu pour la profession… Car l’actualité réglementaire ne laisse pas de répit aux sociétés de gestion. Si le débat sur les ETF est désormais apaisé, AIFM, MIF II, Emir, Solvabilité II, Prips, Fatca continuent de mettre les sociétés de gestion sous tension. Quand au contexte, entre crise de la dette souveraine, environnement de taux bas, perspectives de récession, baisse des marchés, très faible appétit des investisseurs pour les actifs risqués et forte concurrence des produits d’épargne bilantielle, affirmer que la gestion d’actifs est sous haute tension est un euphémisme. Une chose est sûre, les gérants se tiennent sur le qui-vive.

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