Quel est le coût de la régulation financière ?

le 27/10/2011 L'AGEFI Hebdo

L’Institute of International Finance (IIF) a jeté un pavé dans la mare : l’ensemble de la régulation post-crise des institutions financières pourrait coûter 3,2 % de PIB en 2015 à un groupe de pays comprenant les Etats-Unis, la zone euro, le Japon, le Royaume-Uni et la Suisse, soit une perte potentielle de 7,5 millions d’emplois. Le tribut serait plus lourd outre-Manche (-5,5 % de PIB) qu’outre-Atlantique (-2,7 %), et diminuerait par la suite. Pour Philip Suttle, chef économiste de l’IIF, le Conseil de stabilité financière et le Comité de Bâle « surestiment les bénéfices et les effets stabilisateurs de leurs réformes ». Selon les deux organismes, les règles de Bâle III, surcharge de capital pour les établissements systémiques comprise, apporteraient un bénéfice de 2,5 % du PIB d’avant-crise, et ne coûteraient que 0,34 % de PIB si la réforme est appliquée sur huit ans (soit une réduction du taux de croissance de 0,04 point de pourcentage par an). « Les régulateurs devraient être plus prudents lorsqu’ils affirment que leurs réformes empêcheront les futures crises, lance Philip Suttle. Bâle III demande aux banques d’augmenter leur liquidité en détenant des obligations souveraines. Je ne suis pas sûr que les banques grecques en soient ravies. »

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