Quadrature du cercle

le 05/04/2012 L'AGEFI Hebdo

Un homme politique de premier plan qui reconnaît qu’il est « coincé », qu’il va devoir prendre des mesures très douloureuses à l’encontre de ses électeurs mais que cela, au bout du compte, ne devrait servir à rien. Tel est le cri de désespoir lancé par le ministre des Finances espagnol Luis de Guindos dans un entretien accordé au Wall Street Journal. Du point de vue des finances publiques, explique-t-il, « le gouvernement se trouve dans une situation perdant-perdant » : « Si vous ne faites pas suffisamment d’ajustements, les marchés financiers vous pénalisent. Et si vous allez trop loin, les marchés vous pénalisent aussi » du fait que vous plongez l’économie du pays dans une profonde récession. Ainsi fonctionne aujourd’hui ce que d’aucuns nomment la tyrannie des marchés : quand un gouvernement inocule trop

de douleur dans le corps social, ils le font savoir.

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