PSI ou OSI ?

le 09/02/2012 L'AGEFI Hebdo

L’objectif de ramener la dette publique grecque à 120 % du PIB en 2020 grâce à l’effacement d’une partie des créances détenues par les banques - le private sector involvement (PSI) - est en train de raviver le débat autour du rôle de la Banque centrale européenne (BCE) dans le sauvetage de la Grèce. Celui-ci devrait permettre d’éponger environ 100 milliards d’euros. Depuis plusieurs semaines à Athènes, les négociateurs s’interrogent : les 100 milliards d’euros ainsi « épongés » suffiront-ils, compte tenu des sombres perspectives budgétaires ? Ne faudrait-il pas doubler le PSI d’un « OSI » ou official sector involvement ? Le Fonds monétaire international a désormais mis son poids dans la balance pour que la BCE participe à l’effort, fût-ce dans le cadre d’un accord distinct. L’institut de Francfort travaillerait sur la cession aux banques centrales nationales de ses gains potentiels sur son portefeuille d’obligations grecques achetées environ 75 % de leur valeur faciale. Ces dernières rétrocéderaient ensuite ces gains à la Grèce. Cela permettrait à la BCE de contourner l’interdiction de financer les déficits publics. Un plan auquel s’oppose Berlin. « Il n’y a pas besoin d’une contribution supplémentaire du secteur public », a réagi le ministre fédéral des Finances Wolfgang Schäuble.

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