Pouvoir d’achat en hausse pour les dirigeants du SBF 80

le 14/11/2013 L'AGEFI Hebdo

Disparités.

La rémunération totale moyenne des présidents exécutifs des 120 plus grandes sociétés françaises cotées a augmenté de 2,4 % en 2012 à 2,839 millions d’euros, selon une étude de Proxinvest. Retraitée des éléments exceptionnels (telles les indemnités de départ) la hausse atteint même 6,3 %. Cette augmentation n’est pas le fait des dirigeants du CAC 40, qui ont fait preuve de « modération » (voir le tableau). Leur rémunération moyenne est passée sous la barre des 4 millions d’euros à 3,968 millions d’euros, en repli de 6,3 % par rapport à 2011. Cet exemple n’a pas été suivi par les présidents exécutifs du SBF 80 (sociétés du SBF 120 ne faisant pas partie de l’indice CAC 40), dont la rémunération moyenne a augmenté de 9,3 %. Selon l’étude, 13 dirigeants en 2012 dépassent (comme en 2011) la rémunération maximale considérée par Proxinvest comme socialement acceptable de 240 fois le Smic, soit actuellement 4,7 millions d’euros. Parmi eux, Bernard Charlès, directeur général de Dassault Systèmes, est cette année en tête du classement avec une rémunération totale de 14,9 millions d’euros (hausse de 36 %). Carlos Ghosn, président-directeur général de Renault-Nissan, reste deuxième à 13,4 millions d’euros. Le président-directeur général et propriétaire du groupe Christian Dior-LVMH, Bernard Arnault, est en troisième position avec 9,5 millions d’euros.

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