Optimisation

le 21/11/2013 L'AGEFI Hebdo

On a beaucoup glosé sur les exilés fiscaux qui, fuyant la France, passent outre-Quiévrain pour bénéficier des avantages fiscaux que le Royaume de Belgique octroie généreusement aux multinationales qui viennent s'y installer. Pays d’une fiscalité légère, le seul à pratiquer les intérêts notionnels pour ne pas désavantager le recours aux fonds propres par rapport à la dette, la Belgique n'est pas pour autant un pays de cocagne fiscal. Notamment pour les salariés. Les revenus du travail sont particulièrement maltraités au regard des taux d'imposition pratiqués chez les voisins. Ainsi, la Belgique compte-t-elle, elle aussi, des exilés fiscaux, de l'ordre de 20.000 à 25.000, dont un grand nombre en France. C'est peut-être une bonne manière de construire l'Europe, l'intégration par l'exil fiscal.

A lire aussi