OPCVM - Promepar Gestion domine un début de printemps morose

le 18/04/2013 L'AGEFI Hebdo

Les obligations en berne

Dans un marché français de la gestion collective marqué au mois de mars par une décollecte de près de 6,3 milliards d’euros, Promepar Gestion (groupe Bred) arrive en première place du classement avec 523 millions d’euros de mieux. L’intégralité provient de ses OPCVM trésorerie, ses OPCVM actions et obligations étant tout juste à l’équilibre. Suivent ensuite La Banque Postale AM (+320 millions) et CM-CIC AM (310 millions).

Les fonds de trésorerie, dans le rouge avec un niveau de décollecte de 4,2 milliards d’euros, sont marqués par les habituelles opérations comptables de trésoriers d’entreprise de fin de trimestre. Sur la période de janvier à mars, les niveaux de collecte restent modestes (4 milliards d’euros). Les flux de souscription se concentrent sur les fonds du premier quartile de performance, « une tendance observée depuis neuf mois », explique Alexandre Cassan, chargé d’études OPCVM chez EuroPerformance.

Le mois de mars a été marqué par la poursuite de la décollecte des OPCVM obligations qui enregistrent un solde négatif (-1,1 milliard d’euros) pour le troisième mois consécutif, la portant à plus de 2,2 milliards depuis le début de l’année (légèrement compensée, il est vrai, par une performance positive de près de 300 millions d’euros).

Bon trimestre pour les actions

De leur côté, les actions observent un arrêt net de la collecte (-720 millions d’euros) après des mois de janvier et février très positifs (+1,9 milliard d’euros). « Sur cette classe d’actifs comme sur les autres, les investisseurs font clairement la distinction entre ce qui est dans la zone euro et à l'extérieur. Ils ont tendance à vendre les premiers pour acheter les seconds », analyse Alexandre Cassan. Ainsi, les actions Amérique (+177 millions d’euros) et Japon (+74 millions d’euros) enregistrent encore des collectes positives au mois de mars alors que les OPCVM zone euro subissaient des rachats importants (-842 millions d’euros). Une exception cependant : les marchés émergents eux aussi en baisse de 57 millions d’euros.

Finalement, sur les trois premiers mois de l’année, les OPCVM actions restent sur des souscriptions de près de 1,2 milliard d’euros. Un bon résultat que tempère Alexandre Cassan : « Les autres marchés de gestion collective en Europe ont commencé à renouer avec la collecte très tôt l’an passé. En France, il a fallu attendre la fin de l’année pour que cela se produise et les mouvements ne sont pas aussi massifs qu’on aurait pu l’imaginer. » A noter que les petites et moyennes capitalisations continuent à connaître de bons niveaux de souscription, les investisseurs allant chercher du rendement sur de plus petites valeurs (+117 millions d’euros en mars après +154 millions au mois de février).

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