OPCVM Generali Investments, plus important collecteur sur l’année 2011

le 09/02/2012 L'AGEFI Hebdo

Le monétaire départage gagnants et perdants

La palme revient à la filiale française de Generali Investments qui a collecté sur l’ensemble de l’année 2011 plus de 1,48 milliard d’euros. C’est grâce aux seules souscriptions sur sa gamme de fonds de trésorerie que la filiale de la maison transalpine doit sa première place du classement annuel dressé par EuroPerformance sur les fonds ouverts de droit français. Generali Investments France décollecte en effet sur toutes les autres catégories d’actifs. En deuxième position, Macif affiche une collecte nette de 1,01 milliard à la faveur de flux de souscription positifs sur les produits en actions (6 millions d’euros) mais aussi et surtout sur ses fonds monétaires (un milliard). Loin derrière, à la troisième marche du podium, Fongepar Gestion Financière. Ce spécialiste de l’épargne salariale se distingue par sa collecte sur ses fonds diversifiés (187 millions) qui, cumulée aux flux à destination d’OPCVM de trésorerie, lui permet d’afficher des souscriptions nettes de 275 millions. En bas de tableau, Carmignac Gestion signe une année de décollecte avec des retraits de 6,9 milliards d’euros sur l’année, suivie par BNP Paribas avec -8,6 milliards et Amundi qui clôt ce palmarès moyennant une décollecte nette de 22,7 milliards d’euros. L’établissement est fortement sanctionné par un reflux sur le monétaire avec des retraits qui s’élèvent à plus de 15 milliards d’euros.

Des encours en recul de 118 milliards

Sur toute l’année écoulée, les désinscriptions se sont élevées à 80,5 milliards d’euros (82,1 milliards fonds alternatifs inclus). Dans sa dernière étude, EuroPerformance revient sur un millésime 2011 particulièrement bousculé avec des encours qui reculent de 118 milliards d’euros à 726,5 milliards.

Plus particulièrement, les fonds de trésorerie voient leurs encours fléchir de 30,8 milliards (-8,9 %), les OPCVM obligataires de 13,8 milliards (-18,1 %), les produits en actions de 43,8 milliards (-20,9 %), les supports diversifiés de 19 milliards (-13,9 %) contre 8,5 milliards (-12,4 %) du côté des fonds garantis et 1,8 milliard (-23,9 %) pour les véhicules alternatifs.

Sur un plan européen, selon les données de l’Efama (European Fund and Asset Management Association), 125 milliards d’euros au total ont été retirés des fonds Ucits l’an dernier, mais ce constat cache des disparités d’un pays à un autre. Ainsi, le marché français, et dans une moindre mesure le marché italien, affichait déjà au terme du premier semestre 2011 une décollecte significative. En comparaison, à fin septembre, les retraits depuis les fonds de droit luxembourgeois se limitaient à 9 milliards d’euros. La structure même de l’industrie française pourrait être l’une des causes. Les sociétés de gestion, souvent filiales de banques, ont ainsi pu souffrir d’une réorientation de l’épargne initiée entre autres par leur propre maison mère, vers des produits bilanciels.

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