OPCVM Franklin Templeton, leader en Europe en 2010

le 24/02/2011 L'AGEFI Hebdo

Le gérant américain porté par l’obligataire

Franklin Templeton affiche la plus forte collecte, d’après le classement établi par Lipper FMI (qui exclut les fonds monétaires et les fonds de fonds). A plus de 30 milliards d’euros de souscriptions nettes, le gérant américain devance très nettement ses poursuivants. Celles d’Allianz, s’établissent à un peu plus de 20 milliards, grâce en particulier à sa filiale de gestion obligataire, Pimco. Franklin Templeton a d’ailleurs pu compter justement sur la réussite de son offre en gestion obligataire, puisqu’il est aussi en tête sur ce segment du marché. Deux des quatre fonds les plus vendus en Europe en 2010, toutes catégories confondues, sont des produits obligataires issus de ses gammes. Pour sa part, Deutsche Bank prend la place de leader sur les fonds actions, du fait surtout de sa gamme d’ETF (exchange-traded funds).

Les acteurs français peu présents

Sur un marché qui a connu sa meilleure année depuis 2005 à 283,6 milliards, seuls deux groupes français figurent dans les vingt premiers collecteurs de ce classement en 2010 (qui pourtant ne prend pas en compte les produits monétaires, dont la forte décollecte a pesé sur leurs résultats commerciaux). L’incontournable Carmignac est sur le podium, à près de 17 milliards d’euros, grâce en particulier à son fonds diversifié phare, Carmignac Patrimoine (mais aussi à un fonds obligataire court terme et un fonds actions), qui recueille près de 10 milliards d’euros sur l’année, la deuxième performance du marché, derrière Templeton Global Bond.

Pour sa part, le groupe Axa, qui combine Axa IM et Alliance Bernstein, figure au 11erang, et place deux fonds d’obligations à haut rendement (chacun géré par l’une de ses filiales) dans les neuf premiers produits de l’année. Cependant, les résultats 2010 de la compagnie d’assurances ont révélé qu’Alliance Bernstein a été affecté par 44 milliards d’euros de désinvestissement, tandis qu’Axa IM a subi 20 milliards de retraits (au niveau mondial et tous produits confondus). Mais le gérant français peut arguer du fait que ses déboires sont dus exclusivement à sa filiale américaine de gestion quantitative, Axa Rosenberg, qui affiche une décollecte de 29 milliards.

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